La Société charentaise d’apiculture ouvre son rucher-école au plan d’eau de Saint-Yrieix
Par F.L. • 20 juin, 2012 • Catégorie: Charente •Le rucher école de la Société charentaise d’apiculture s’est trouvé un nid de verdure, à proximité du plan d’eau de Saint-Yrieix. Il fallait bien cela pour accueillir la dizaine de ruches déjà installées et complétées dès cette semaine par la venue de cinq autres. Les premiers stagiaires du rucher école, au nombre de quatorze, auront donc ainsi, chacun à disposition, une ruche pour leurs travaux pratiques. Les cours théoriques se pratiquent, eux, dans la demeure adjacente au jardin. Ces locaux ont été inaugurés samedi dernier en présence de Denis Dolimont, maire de la commune et de Raymond Saunier, membre de l’Unaf (Union nationale des apiculteurs de France), syndicat national auquel la SCA et ses 70 adhérents sont affiliés. « Ce lieu devient, de fait, le siège social de notre syndicat » informe Josiane Vinuesa, qui a repris le flambeau de la présidence de la SCA, derrière Bernard Duroudier, au début de l’année 2012. La création de ce rucher école devrait contribuer au nouvel élan que la présidente, par ailleurs gérante de la SARL Api 16 à Angoulême, souhaite donner à la SCA, devant l’urgence de la situation des abeilles. Usage des pesticides, manque de biodiversité et, depuis ces dernières années, attaques mortelles du frelon asiatique, les abeilles ont la vie dure… quand elles parviennent à la garder ! Josiane Vinuesa, apicultrice référente pour « les abeilles, sentinelles de l’environnement » (ndlr : action de l’Unaf) sensibilisera le grand public et les scolaires à ces questions, vendredi prochain à partir de 10h30 à l’occasion des « Apidays » qui s’ouvriront au parc de Frégeneuil, à Angoulême, en présence (à 17 heures) de la conseillère municipale écologiste, Françoise Coutant. Ce sont aussi des personnes « qui se sentent proches de la nature », comme les définit Josiane Vinuesa, qui se sont inscrites aux premiers cours, dispensés par le rucher école de la SCA. Ces 14 stagiaires, parmi lesquels des jeunes et des femmes, sont enseignant, infirmier, ingénieur, administratif… Ils ont débuté les cours quasiment gratuits* en février 2012 à raison d’une séance tous les 15 jours pour découvrir l’univers et l’environnement de la ruche (hivernage, préparation des ruches, observation et analyse d’une colonie…) sous la houlette d’un formateur. Maintenant qu’une récolte a déjà été pratiquée en ce mois de juin et qu’on est entré dans le vif du sujet, les rencontres ont lieu toutes les semaines.
Fabienne Lebon
* Coût : montant de l’adhésion à la SCA de 20 euros plus 40 euros annuels pour rembourser les frais pédagogiques. Prêt des accessoires ; amener son propre équipement.
Deux syndicats et un groupement sanitaire en Charente
Outre la Société charentaise d’apiculture (lire ci-dessus), deux autres groupements d’apiculteurs (500 à 600 professionnels et amateurs en Charente) cohabitent dans le département.
- Le groupement de défense sanitaire apicole s’est rapproché de l’association Ted 16 GDS Charente qui assure pour son compte certaines tâches administratives. Le GDS est aussi habilité, par délégation de l’Etat, à l’assistance à la télédéclaration et à la saisie des déclarations de ruches, que les apiculteurs soient professionnels ou non. Le GDSA qui dispose d’un rucher école au lycée agricole de l’Oisellerie est présidé par Bernard Breuil, apiculteur à Cognac. Il compte 200 adhérents.
- Le syndicat apicole de la Charente est présidé par Jean-Pierre Michaud, apiculteur à Dirac. Le siège social du syndicat est à Champniers, commune où est installé son rucher école. Il est affilié au Syndicat national de l’apiculture.
/images/vc_newlogo.jpg)



Bonjour,
On comprend l’utilité d’un Groupement sanitaire qui a surtout pour vocation de sensibiliser les apiculteurs aux maladies de la ruche, afin de les aider à mieux les combattre. Mais il aurait été utile de dire en quoi différaient les deux autres groupements, le Syndicat d’une part et la Société d’apiculture d’autre part. Un petit rappel historique aurait – je suppose – permis de montrer les orientations prioritaires de ces deux organisations qui éditent, je crois, deux périodiques différents.
Je suis apiculteur amateur et j’avoue ne pas avoir clairement compris à ce jour les « subtilités » de ces instances : j’imagine que le Syndicat est plus combatif et engagé, mais quand on interroge les apiculteurs professionnels, leurs réponses, proférées sur une échelle qui va du bafouillement à l’énoncé lapidaire ou prudent, sont bien décevantes.
Merci de votre attention.
Bouvier jean claude