Martell : Séances d’explications aux viticulteurs

Par • 7 juin, 2013 • Catégorie: Viticulture

Depuis la dernière assemblée générale de la Sica UVPC en novembre 2012, la maison a décidé d’étendre « Les ateliers Martell » à l’ensemble de ses partenaires les 29, 30 et 31 mai à la distillerie Gallienne à Javrezac. Ainsi durant trois jours, 600 viticulteurs, et quelques bouilleurs de cru se sont succédés sur le site à la découverte de l’univers Martell au travers de quatre ateliers : dégustation, vignoble, Chine et distillation. Par les temps qui courent, les négociants sont aux petits soins pour leurs livreurs afin de les encourager à bien travailler et à investir dans le vignoble pour le renouveler et le rendre plus performant. Ce fut l’un des messages de Jean-Marc Morel, directeur général de la marque, lors de son allocution le 29 mai. Il a parlé du rendement cognac 2013 fixé à 11,71 hl AP/ha, un chiffre élevé pour compenser la faible récolte de 2012, avec tout de même 30 % (soit 1 500) des viticulteurs qui ont dépassé les 10,83 hl AP établis l’an dernier, et qui ont pu constituer une réserve climatique.

Une deuxième place retrouvée

Côté marché, le premier moteur de croissance demeure l’Asie. « Martell est numéro un dans beaucoup de pays asiatiques. Notamment en Chine où la barre symbolique du million de caisses a été dépassé », a dit Jean-Marc Morel. Avec notamment une grande dynamique sur les cognacs prestige (Cordon Bleu et XO), mais aussi les cognacs jeunes et ultra prestige avec lancement récent de Martell Chanteloup Perspective. Entre juillet 2012 et le 31 mars 2013, la progression globale s’établit à + 5 % en volume, + 11 % en valeur, pour un chiffre d’affaires en progression de + 16 %. « Le puissant réseau de distribution de Pernod Ricard a permis de reconquérir la deuxième place des maisons de cognac en volume et en valeur », selon le président du BNIC. Et l’avenir ? Il consistera à accélérer le développement de Martell sur des marchés où la marque est déjà forte comme la Russie, le Royaume-Uni, le Mexique ou les États-Unis. Mais également de se développer sur des marchés porteurs comme l’Afrique Subsaharienne avec des pays tels que la Ghana, le Nigeria, l’Angola ou le Kenya où des filiales de distribution ont été ouvertes.

Des défis à relever

Martell, qui fêtera ses 300 ans d’existence en 2015, compte construire sur du long terme avec ses viticulteurs. Jean-Marc Morel a rappelé la forte politique de contractualisation avec des contrats glissants sur trois ans et des augmentations de prix significatives en 2012, + 10 % sur les vins en Borderies et Grande Champagne, + 19 % pour les eaux-de-vie pour les mêmes crus, + 15 % pour les dénouement de bonne fin 2010. Et de nouvelles annonces devraient être faites dans les mois prochains en matière d’innovation sur les contrats. Pour répondre à ces perspectives de développement qui paraissent sans limite, le vignoble a de nombreux défis à relever comme les maladies du bois, la flavescence dorée, le vieillissement des chefs d’exploitation et l’installation des jeunes. « Il faudra aborder la question de l’extension du vignoble de façon mesurée », n’a pas manqué de dire Jean-Marc Morel.

Alexandre Merlingeas

Numéro un en Chine

Avec un atelier spécifiquement dédié à la Chine, Martell montre toute l’importance donnée à ce marché où la marque se place en première position avec plus d’un million de caisses écoulé, 37 % de parts de marché en 2011, dont 60 % sur les XO. Pernod Ricard China comprend 800 collaborateurs au service de la marque en Chine et 1 000 animatrices en magasins. La stratégie est la premiumisation. Entre 2000 et 2011, Martell a multiplié par 8 ses ventes en Chine.

Laisser un Commentaire