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Incinérateur de déchets : les associations mobilisées

Une rencontre publique est organisée mercredi 22 novembre à 18h30 à Saint-Michel concernant le projet d'unité de valorisation énergétique des déchets envisagée à Angoulême. Une manifestation est aussi prévue le samedi 25 novembre.

De gauche à droite : Christian Roy-Dumat, Laurent Ratat, Jean-Claude Caraire, Jean-Pierre Thomas et Mathieu Chailloux.

Face à un projet qu'ils jugent "surdimensionné", Charente Nature, Saint-Michel Environnement, Veille Santé Environnement, Angoumois Zéro Déchet et le Collectif des citoyens indignés par le projet d’incinérateur de déchets (Cocip) veulent "apporter des informations objectives pour que la population se fasse sa propre idée". Les associations estiment en effet que le projet d'unité de valorisation énergétique ne correspond pas aux besoins et présentent des risques pour la population angoumoisine. 

Le service de collecte et de traitement des déchets Calitom prévoit la construction d'un incinérateur de déchets sur l'ancien site de la Société nationale des poudrières et explosifs (SNPE) à Angoulême. Il verrait le jour à l’horizon 2029. Son coût est estimé à 110 millions d'euros. Il serait configuré pour recevoir annuellement 120000 tonnes de déchets, provenant des territoires de Calitom, du Smicval (Libournais) et de Haute-Saintonge. "Charente Nature a demandé en avril 2023 une étude technique pour limiter à 60000 tonnes ce projet, et pour que l'enfouissement des déchets puisse se poursuivre sur le site de Sainte-Sévère". 

Réduire les déchets

Mathieu Chailloux, d'Angoumois Zéro Déchet, défend une réduction des déchets à la source : "Nous devons chercher des pistes pour réduire drastiquement notre production de déchets. Cela permettra de réinterroger le dimensionnement de cette unité". Pour Laurent Ratat, "il est urgent d’attendre les nouvelles réglementations, notamment concernant les biodéchets (au 1er janvier 2024) et la loi Agec. Le sac transparent doit être généralisé à toute la Charente (il n'est mis en place pour l'instant qu'en Rouillacais et Chasseneuillais). Il a des effets psychologiques très fort sur la réduction des déchets".

Ce mercredi 22 novembre, à la salle polyvalente de Saint-Michel, il sera d'abord question d'expliquer comment l'unité devrait fonctionner, quelles nuisances elle devrait engendrer. Les échanges seront aussi favorisés. "La concertation a été réduite à 350 personnes, alors que 60000 personnes sont concernées dans l'agglomération d'Angoulême. C'est un peu faible pour tirer un bilan représentatif…" L'aspect sanitaire est non négligeable. "Le principe de précaution doit primer". Laurent Ratat, de Charente Nature et Saint-Michel Environnement, est ingénieur en nuisances industrielles et en traitement des eaux : "Je présenterai ma vision de chimiste, l'aspect médical, les impacts éventuels en prenant en compte les vents dominants et la population qui sera touchée par les rejets… Le collectif Veille Santé Environnement, composé de médecins, a étudié les impacts sanitaires du projet". Les associations déplorent aussi avoir sollicité les élus : sénateurs, député, maires…, sans obtenir de réponse claire de leur part.

Le Collectif des citoyens indignés par le projet d’incinérateur de déchets (Cocip) annonce aussi une manifestation le samedi 25 novembre, au départ du parvis de la gare d'Angoulême, à 15 heures. "Nous remonterons vers le centre-ville et déposerons symboliquement devant l'Hôtel de Ville une pétition de 2500 signatures contre le projet", prévient Christian Roy-Dumat.

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